Un thème que j’ai choisi d’éclairer aujourd’hui, car ma pratique de sophrologue m’amène à rencontrer dans l’expérience des consultants le symbole comme moyen de perception. Et donc de compréhension et de meilleure connaissance de soi.

Tout d’abord, définissons ce qu’est un symbole

A l’ origine, le symbole, du grec sumbolon, désigne un objet coupé en deux comme signe de reconnaissance entre deux parties (des tribus par exemple). En rapprochant les deux parties, les personnes pouvaient ainsi reconnaître leur lien d’hospitalité, de dette ou d’amitié, ou être reconnues comme tel par un tiers.

Au fil du temps, ce mot a pris un sens abstrait : un moyen de suggérer ce qui n’est pas transmissible par un enseignement extérieur ou une représentation directe. C’est un phénomène totalement subjectif. Il y a dans ce processus un double aspect. Le support concret qui est le contenu, le support manifeste (objet, image…). Et le sens associé par la personne qui voit autre chose dans le symbole que ce qu’il représente réellement.

Le symbole peut être considéré comme une frontière, un lien entre le conscient et l’inconscient. Son émergence, toujours spontanée, permet de répondre à la question : « mais qu’est-ce que cela veut dire pour moi dans ma vie en ce moment ? »

Sophrologie et symbole

Quel lien avec la sophrologie?

Dans une expérience de sophrologie, par la détente mentale et physique, par la conscience du souffle, nous provoquons un état de conscience modifié plus réceptif. Dans cet état entre veille et sommeil, à l’écoute du corps, nous avons accès à des sensations et perceptions élargies qui s’expriment quelques fois par l’émergence de symboles.

Je pourrais résumer ce dialogue entre corps et symbole de la façon suivante : en pratiquant la sophrologie

  • nous faisons coopérer deux intelligences, celle qui ne sait pas qu’elle sait et celle qui sait qu’elle sait. Comme pour réconcilier le véçu et la compréhension du vécu
  • nous déployons des possibles par l’émergence éventuelle du symbole. En ayant à disposition une palette de significations
  • nous acceptons de nous laisser surprendre et de ne pas comprendre. Car le sens corporel est plus clair dans l’état de détente de la sophrologie. Et en même temps, c’est une attitude de lâcher-prise et de confiance sur la justesse de ce qui est perçu, sans forcément toujours pouvoir interpréter.

Pour approcher le symbole, l’homme doit passer de la sensation au mot. Ce n’est pas là le moindre des paradoxes. En effet, pour que cette information prenne forme dans notre conscience et nous informe, voire nous transforme, la sensation a besoin du mot et du symbole pour se faire connaître et exposer ce qui sans elle resterait informel et in-formé. Le mot a lui aussi besoin de la sensation pour prendre sens et ne pas rester une abstraction. C’est à ce  confluent que nous nous révélons à nous-même. Mais dès que mettons un mot sur une sensation, déjà l’expérience y perd de son étoffe !

Envie de découvrir la sophrologie. Contactez-moi pour une première séance.

 

 

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