Je saisis l’occasion de la Journée Mondiale de la gentillesse fêtée tous les 3 novembre pour rédiger cette article sur un sujet mal compris, voire dénigré. Méfions-nous des idées reçues : être gentil, ce n’est pas dire oui à tout, mais, au contraire, savoir s’affirmer face à l’autre dans une bienveillance assumée. Un état d’esprit bénéfique pour la santé physique et psychique.

Nombreuses sont en effet les études scientifiques qui prouvent qu’elle est bénéfique pour la santé physique et psychique. Bien sûr, nous avons encore parfois de vieux réflexes qui nous reviennent. Nous avons appris, enfants, à ne pas parler aux inconnus, à nous montrer méfiants. Nous avons ensuite compris, à l’école, qu’être gentil n’était pas valorisé : « fayot », « lèche-bottes »… Pour être accepté dans la bande, mieux valait ricaner de celui qui tombait que l’aider à se relever. Au travail, cela ne s’est pas arrangé, puisque, pour grimper les échelons, nous avons cru quelques fois, souvent, comprendre qu’il fallait écraser les autres.

Attention à la fausse gentillesse !

Pour cultiver sa gentillesse, faut-il encore démasquer ce qu’elle n’est pas.

  • le gentil calculateur, celui qui est gentil pour arriver à ses fins.
  • le tordu, celui qui se réfugie dans l’obséquiosité pour mieux pousser son interlocuteur à l’agacement
  • il y a encore la gentillesse sélective : sympa avec le patron, moins avec l’employé
  • la gentillesse par excès de dévouement ou de galanterie, quand nous voudrions être vus ou reconnus
  • La gentillesse en miroir, qui consiste à faire à l’autre ce que nous aimerions qu’il nous fasse
  • Celle qui cherche à éviter la dispute ou le conflit
  • Ou une autre que nous partageons tous, qui cache notre peur de ne pas être aimés et donc d’être rejeté ou abandonné. Par peur de l’autre. Ou par peur de nous-mêmes, pour ne pas montrer notre part d’ombre. Ce dont nous avons honte et que nous redoutons de dévoiler.

Et la gentillesse au travail ?

Pas facile de parler de gentillesse au travail, comme si les deux sujets ne cohabitaient pas bien. C’est souvent perçu comme un aveu de faiblesse ou un risque de se faire exploiter. Or la vraie gentillesse ne se trouve pas à l’opposé de la méchanceté ou de la dureté. Mais là où réside l’affirmation de soi. Savoir dire non, opposer des arguments, contester, débattre des contradictions nous permet en effet de dire pleinement oui, d’être réellement gentils lorsque nous le désirons. Regarder notre ambivalence, lorsque par exemple nous voudrions grogner plutôt que sourire, nous permet d’apprivoiser toutes les facettes de notre personnalité et de choisir la plus adaptée aux enjeux de la relation et du moment.

Dans le travail, il s’agit de construire une relation de coopération (voulue ou imposée mais toujours nécessaire, car l’entreprise est le lieu du collectif), où nous sommes capables d’affirmer nos besoins tout en écoutant ceux des autres. Ce qui va permettre de développer une forme de confiance dans la relation. Sauf face à un pervers (c’est d’ailleurs à cela que l’on peut les détecter), c’est une posture d’ouverture qui engendre la réciprocité

Parce que la gentilesse au travail relie à l’autre, elle produit de la bonne humeur et du plaisir d’être ensemble. Et elle se transmet facilement, parce qu’il suffit de bénéficier de la gentillesse de quelqu’un pour avoir envie d’en faire preuve à son tour.

Un site ressource : Journée Mondiale de la gentillesse

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