La notion d’écologie ne concerne pas seulement le rapport de l’homme à la nature. Mais aussi son rapport à lui-même. Je vous propose de décliner cette notion dans le domaine de l’orientation professionnelle

La notion d’écologie d’un objectif

L’écologie est un équilibre dynamique des éléments d’un système. En PNL, ce terme souligne l’importance du contexte dans lequel un changement souhaité aura à s’exercer. L’écologie d’un objectif concerne les conséquences positives ou négatives (pour soi ou le système) de nos choix concernant nos objectifs, leurs effets et les moyens à mettre en oeuvre. Un changement « écologique » est celui qui préserve l’équilibre interne et externe de l’individu. Par exemple, un objectif est écologique quand il respecte les valeurs fondamentales d’un individu et de son système familial, professionnel, social et culturel.

Pourquoi cette notion est si importante ?

Analyser si un objectif respecte les critères d’écologie permet de :

  • comprendre pourquoi une personne n’arrive pas à changer
  • mettre en évidence les obstacles et ainsi redéfinir l’objectif et/les moyens pour y parvenir.

C’est donc une excellente voie pour accompagner quelqu’un ou bien s’accompagner soi-même ! 3 niveaux d’écologie sont à vérifier

1er niveau : comprendre l’écologie de la situation présente

Si je n’arrive pas à changer, peut-être ai-je des avantages procurés par ma situation actuelle et que je ne veux pas perdre. Ce sont les bénéfices secondaires, souvent cachés d’une situation ou qui ne pas conscients chez la personne. Le changement reviendrait alors à perdre quelque chose qui est important. Absurde !

Il faut donc questionner ce niveau d’écologie avec des questions du type :

  • qu’est-ce que m’empêche de partir de cet emploi?
  • qu’est-ce qui me pousse à rester?
  • qu’y a-t-il de bon à garder dans la situation actuelle?
  • qu’est-ce je redoute en partant ?

Paroles entendues en bilan de compétences : « mon emploi actuel me donne de la sécurité », « je sais que je suis compétent dans mon travail mais ailleurs? », « j’ai peur de me retrouver en situation d’échec dans un nouveau job »

2ème niveau : vérifier l’écologie d’un objectif

Il faut ensuite reformuler l’objectif en tenant compte du bénéfice secondaire de la situation présente.

Exemple : je veux chercher et trouver un travail sécurisant et valorisant.

Pour autant, nous devons à nouveau vérifier si cet objectif est écologique pour soi et pour son entourage. Car la personne peut présupposer consciemment ou inconsciemment que les conséquences de l’atteinte de l’objectif seront plus préjudiciables que rester dans la situation actuelle !

Questions je pose en bilan de compétences :

  • quels sont les inconvénients ou les risques à avoir un travail sécurisant et valorisant ?
  • quels sont les obstacles à  trouver un emploi sécurisant et valorisant ?
  • quels invonvénients pourrait-il y avoir pour votre entourage ? (conjoint, enfants…)

Des réponses qui éclairent les freins au changement : « je vais être obligé de me surpasser dans ce travail et j’ai peur de ne pas y arriver », « je serais tellement investi dans ce nouveau travail que cela pourrait être au détriment de ma famille »…

Si la personne ne trouve pas d’inconvénient, la petite phrase qui relance bien : « s’il y avait un inconvénient ce serait lequel? »

On peut alors commencer à travailler sur ces freins et trouver des solutions

3ème niveau : vérifier l’écologie des moyens pour atteindre l’objectif

La même question se pose pour les moyens identifiés nécessaires pour atteindre son objectif.

Questions :

    • quels inconvénients pourraient-t-il y avoir à mettre en place une recherche d’un travail sécurisant et valorisant? pour vous? et pour les autres ?

Des réponses souvent entendues : « je ne sais pas me vendre », «  »je vais mettre mes anciens collègues dans la difficulté en partant »…

On travaillera de même sur la levée des freins.

Conclusion !

L’écologie d’un objectif peut devenir un outil pour mener une vie plus agréable, paisible et réussie. Nous devons vérifier au fur et à mesure les conséquences possibles de nos paroles et de nos actes. Cela peut devenir une seconde nature, car notre insconscient aura bien enregistré cette programmation positive et nous signalera automatiquement si nous sommes dans une zone verte ou rouge. Attention, rechercher l’écologie externe (pour les autres) ne signifie pas que nous ne devons pas déplaire aux autres ou léviter de les mécontenter. C’est parfois inévitable et l’écologie ne consiste pas à abandonner tout objectif qui ne fait pas l’unanimité ! Si je suis conscient de ce que je risque de provoquer et que j’assume les éventuelles réactions négatives des autres, alors l’écologie est respectée.

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